Suppressions de trains, diminution des offres de dessertes de TGV, augmentation des tarifs … Les dernières annonces de la direction de la SNCF laissent présager des jours plus sombres pour les salarié-e-s de cette entreprise et les usagers.
Quatre organisations syndicales tirent la sonnette d’alarme et appellent dès aujourd’hui à la mobilisation : la CGT, SUD-rail, la CFDT-FGAAC et l’UNSA. Cette unité montre clairement le ras-le-bol des pratiques managériales issues du modèle libéral visant la rentabilité quelqu’en soit le prix. Petit à petit, l’entreprise a été découpée en filiales, permettant de remettre en cause le statut des cheminots et de ne pas augmenter les salaires. De nombreux postes ont été supprimées. D’après la CGT, 25 000 emplois auraient disparu depuis 2002. Et la tendance se maintient en 2010 où la direction compte en supprimer entre 1 400 et 3 600.
Les salarié-e-s mais aussi les usagers subissent quotidiennement les conséquences de cette politique qui détruit à petit feu un des fleurons économique français. Contrairement à ce que laisse penser certains élus de la majorité présidentielle, les problèmes ne sont pas liés aux mouvements sociaux, mais bien à l’état des équipements et des infrastructures !
Malgré cette dégradation, le gouvernement fait la sourde oreille et s’est employé à faire adopter le paquet ferroviaire qui ouvre la voix à une libéralisation du fret et du transport de personnes.
Des cadres aux techniciens, les employé-e-s de la SNCF revendiquent des emplois et des salaires décents. Je soutiens leurs justes revendications, comme je l’ai fait lors des débats à l’Assemblée nationale. Avec mes collègues député-e-s communistes, républicains, du Parti de gauche, nous n’aurons de cesse de défendre un service public des transports de qualité et accessible à tous. Les usagers et les entreprises de notre pays en ont besoin.
Communistes de Montrouge