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Paris, le 20 Juillet 2010

Retraites : au pas de charge en plein été

lundi 26 juillet 2010, par Roland MUZEAU, Porte-parole des député-e-s communistes et républicains

Aujourd’hui, les Député-e-s sont appelés à examiner et cela pendant trois jours, le projet de loi par lequel le gouvernement entend porter réforme du système français des retraites.

C’est donc au pas de charge et en plein été que la droite présidentielle veut faire imploser le droit à une retraite décente à 60 ans. Huit clos pour les travaux de la Commission des affaires sociales, procédure accélérée, temps limité à 50 heures de débat, le gouvernement n’a négligé aucune procédure pour tenter d’imposer un texte aux conséquences terribles pour l’immense majorité des françaises et des français.

Depuis des mois, publicité à l’appui dans la presse et sur les radios et télévisions, le même refrain est chanté : il n’y aurait pas d’autres solutions, compte tenu de l’allongement de la durée de vie, que de travailler plus longtemps. Au nom de quoi cette fadaise devrait-elle gagner le statut de vérité scientifique ? La question démographique avec l’augmentation du nombre de retraités, pose effectivement celle d’un financement de leurs pensions. Mais, comme le montre la proposition de loi déposée par les Député-e-s communistes et du Parti de Gauche, des solutions existent pour maintenir le niveau des retraites versées dans le cadre d’un départ à 60 ans. Encore faudrait-il que le gouvernement rompe avec le dogme de la finance qui retient toutes ses faveurs. De pseudo-concertation en vrai refus d’entendre d’autres propositions que les siennes, il veut faire les poches des salariés et des retraités pour préserver les revenus financiers et ceux des plus fortunés. Cette réforme injuste et inefficace n’est pas faite. Elle va à l’encontre des exigences du pays, de l’ensemble des syndicats et d’une majorité de nos concitoyennes et concitoyens. Ce n’est pas à coups de marteau sur la tête qu’elle deviendra une bonne réforme.

Les Député-e-s communistes et républicains qui se battront pied à pied contre ce projet, en appellent à la mobilisation la plus large pour empêcher ce mauvais coup d’été.


La pénibilité du travail n’est pas reconnue à partir d’un métier répertorié comme pénible garantissant une prise en charge uniforme et juste de tous les salariés de ce métier mais à partir de la situation individuelle de chaque salarié pouvant attester d’une incapacité de 20%.

En clair il faudra être borgne, manchot ou cul-de-jatte pour espérer bénéficier du régime de « faveur » de Sarko-Woerth et encore, 20% vous donneront « droit » à partir a 60 ans quand la majorité partira à 62 ans !

La CFE-CGC a annoncé mardi qu’elle rejoignait le front syndical contre le projet du gouvernement sur les retraites. A ce stade, la réforme du gouvernement propose de maintenir la retraite à 60 ans pour les salariés qui, du fait d’une situation d’usure professionnelle constatée, souffrent d’un taux d’incapacité physique supérieur ou égal à 20%.

Là où M. Woerth parle d’un "droit sans précédent en Europe, qui concernera 10.000 personnes par an", la gauche et les syndicats -mais aussi une partie de la droite- déplorent un dispositif calqué sur une proposition du Medef et remplaçant la notion de pénibilité par celle d’incapacité ou d’invalidité.

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